Charles-Edouard Guillaume Prix Nobel de physique

Charles-Edouard Guillaume est né le 15 février 1861 à Fleurier, dans une famille d’horlogers. Du temps de sa jeunesse, il voit l’horlogerie se transformer, passant de l’activité artisanale à la production industrielle. Après l’obtention de son doctorat à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, il devient officier d’artillerie et s’intéresse à la balistique, ainsi qu’à la mécanique. En 1883, il est engagé comme physicien au Bureau international des poids et mesures à Sèvres, dans lequel il officiera toute sa vie. La plupart des recherches de Charles-Edouard Guillaume portaient sur la métrologie. Au total il fit fabriquer et testa plus de 600 alliages, dont certains furent utilisés dans l’horlogerie. Parmi ceux-ci, l’invar et l’élinvar allaient permettre aux horlogers de corriger l’irrégularité des garde-temps, causée par les changements de température et l’élasticité variable des métaux utilisés traditionnellement. Couronnant l’ensemble de sa carrière, le Prix Nobel de physique lui est attribué le 12 novembre 1920.

Les découvertes de Charles-Edouard Guillaume connurent également d’autres champs d’application, tels que les lampes à incandescence ou encore la télévision en couleur. Mort le 13 juin 1938 à Sèvres, il est enterré à Fleurier, où il repose aujourd’hui encore.

L’invar et l’élinvar

L’invar, inventé en 1886, est un alliage de fer et de nickel additionné d’un peu de carbone et de chrome. Il présente un coefficient de dilatation thermique quasiment invariable, d’où son nom. L’avantage de ce métal est de permettre une précision quasiment parfaite des montres en dépit des variations thermiques. L’élinvar, découvert en 1919, est un alliage de fer, de nickel, de chrome, de titane, additionné d’un peu d’aluminium, de silicium, de cobalt et de carbone. Comme son nom l’indique, il présente un coefficient d’élasticité quasiment invariable, ce qui en fait un composant idéal pour les spiraux des montres.