Le père de l’horlogerie fleurisanne

C’est en 1730 déjà que l’horlogerie est introduite à Fleurier, qui n’était alors qu’un petit hameau rural. A peine formé, David-Jean-Jacques-Henri Vaucher rentre au village à l’âge de 18 ans, apportant avec lui le savoir-faire qui fera la prospérité de sa région pour les siècles à venir. Le lieu de son apprentissage est encore un mystère: les Montagnes neuchâteloises, selon une légende qui le lie à Daniel Jeanrichard, ou, plus probablement, Genève.

Un maître talentueux

Le jeune homme sait fabriquer toutes les pièces de la montre. Il initie d’autres villageois à son art et l’on compte déjà une quinzaine d’horlogers fleurisans en 1750. Le secteur prend de l’ampleur et l’on recense pas moins de 106 horlogers en 1794. Parmi eux, trois fils du maître, qui fondent à cette époque la société Vaucher frères. Un essor démographique sans précédent accompagne le développement de l’horlogerie et la population passe de 450 habitants en 1750 à plus de 800 à la fin du siècle!

Appoint nommé

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la production horlogère est essentiellement une activité saisonnière qui fournit un revenu d’appoint à des paysans ou artisans connaissant des périodes creuses. Les pièces sont produites à domicile, dans de petits ateliers familiaux. Les matières premières sont fournies par des négociants qui récoltent ensuite la production, procèdent à l’assemblage et à la commercialisation des pendules et des montres.