Les aléas de l’exportation

Soumis aux aléas de l’exportation, le secteur horloger est fortement dépendant des marchés internationaux et affronte une concurrence parfois très rude. La première crise horlogère intervient à la fin du XVIIIe siècle. Le secteur subit alors de plein fouet les guerres napoléoniennes et le blocus continental. D’autres épreuves secoueront le village à la fin XIXe siècle, puis durant l’entre-deux-guerres.

La plus violente des crises horlogères

L’apparition des montres à quartz, en 1970, plonge l’horlogerie suisse dans une crise d’une violence sans précédent, qui sera encore accentuée par la crise pétrolière. Les entreprises ferment ou délocalisent les unes après les autres. En vingt ans, le nombre d’horlogers fleurisans chute 742 à 160, tandis que le Val-de-Travers perd un quart de sa population. Dans la région, seule l’entreprise Piaget, à la Côte-aux-Fées, survivra à cette longue traversée du désert.

Souffler le vent du renouveau!

Face aux épreuves, le village fait preuve d’une grande solidarité et d’une volonté inébranlable. Les innovations technologiques, l’ouverture de nouveaux marchés et le génie de quelques hommes permettent au village de se relever, parfois dans la douleur, de chaque coup dur. Cette capacité à puiser dans la tradition les fondements d’un renouveau a permis à l’horlogerie fleurisanne de se perpétuer.