Quelques maîtres

Si David-Jean-Jacques-Henri Vaucher écrivit les premières pages du développement horloger du village, chaque période faste est associée à un grand nom.

En ouvrant les portes du marché chinois vers 1820, Edouard Bovet donnera une impulsion spectaculaire à l’horlogerie fleurisanne. Les calibres chinois feront la prospérité de la région durant plusieurs décennies.

A la fin du XIXe siècle, le secteur affronte une rude concurrence de fabricants américains ayant introduit le travail à la chaîne. Sous l’impulsion de Jules-Samuel Jequier et de ses fils, la production traditionnelle des établissages fera place aux usines mécanisées. Ce processus aboutira en 1915 à la fusion de nombreuses productions de la place au sein de la société Fleurier Watch & Co, un géant horloger qui exporte sur les cinq continents.

Après la dévastation du secteur par la crise des années 1970, c’est un horloger talentueux et passionné qui trace la voie du renouveau. Spécialisé dans la restauration de pièces anciennes, Michel Parmigiani lance en 1996 ses propres créations avec l’appui de la Fondation de Famille Sandoz, annonçant la renaissance de l’horlogerie fleurisanne et son rayonnement sur la scène internationale.

Des hommes de conviction

Fortement attachés à leur région, les grands horlogers du lieu sont souvent des personnages marquants, indépendants d’esprit et ouverts au monde. Souvent très engagés dans la vie locale et soucieux du bien commun, plusieurs d’entre eux s’engagèrent activement dans les révolutions qui aboutirent à la fondation de la République neuchâteloise.