Un urbanisme réglé comme… une horloge!

A l’instar des villes horlogères de La Chaux-de-Fonds et du Locle, Fleurier vit une croissance démographique très forte durant le XIXe siècle. Il s’agit alors de construire rapidement des logements et des infrastructures collectives répondant aux besoins.

Le quartier le plus emblématique de cette époque est le damier parfait qui s’étend en partant d’ici vers le nord, jusqu’à la voie de chemin de fer. Il compte douze îlots de tailles similaires, formés par sept rues parallèles, elles-mêmes coupées de trois perpendiculaires.

Ce quartier est constitué d’immeubles d’habitation, de deux à cinq étages, bordés par une rue au nord et dotés de jardins bien ensoleillés au sud. Dans de nombreux cas, un mur latéral est partagé par deux immeubles et les constructions sont si solidement bâties qu’elles restent pour la plupart visibles dans leur état d’origine.

Ces observations démontrent que les solutions retenues pour faire face au défi démographique sont révélatrices des valeurs industrielles: rationalité, sobriété, qualité.

La structure en damier se poursuit à l’ouest, par-delà la rivière. Elle s’étendra par la suite au nord, au-delà de la voie ferrée, à la fin du XIXe siècle.

La reconnaissance de l’Unesco

Les villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle ont célébré en juin 2009 leur inscription au patrimoine mondial de l’humanité. Cette reconnaissance de l’Unesco témoigne de la valeur universelle exceptionnelle de l’urbanisme horloger des Montagnes neuchâteloises. Fleurier est étroitement associé à cette histoire. L’urbanisme du village témoigne, à plus petite échelle, des mêmes rythmes de développement.