Antoine Simonin

Horloger, pédagogue, expert, consultant, collectionneur, libraire et éditeur

Le président de la Commission technique de la Fondation Qualité Fleurier possède plus de cinquante ans d’expérience dans le domaine de l’horlogerie.

Né en 1938, Antoine Simonin se forme au Technicum cantonal de Bienne. Sa carrière dans l’industrie horlogère débute dans le service après-vente et prend son envol avec la création de centres de formation horlogère et la direction, dès 1966, d’une école d’horlogerie à l’étranger. De 1976 à 2003, il a dirigé le réputé WOSTEP (Neuchâtel), institut assurant la formation et le perfectionnement d’horlogers au niveau mondial.

Personne pince-sans-rire, Antoine Simonin entretient des liens prolifiques avec élèves et maîtres, dilettantes et spécialistes, amateurs et collectionneurs, marchands et musées. Donnant cours, conférences et consultations d’un continent à l’autre, l’horloger dispense généreusement son savoir encyclopédique. Une vocation qui s’épanouit dans sa passion pour les montres-écoles, chronomètres, montres à complications et autres pièces de haute précision, dont il chérit les mécanismes.

Lauréat du Prix Gaïa en 1995, membre du jury du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, actif au sein de l’association suisse Chronométrophilia et de commissions de différents musées, Antoine Simonin œuvre inlassablement pour la sauvegarde de la culture horlogère et du métier d’horloger, comme pour leur transmission. Sa librairie, à Dombresson, propose des milliers d’ouvrages horlogers, anciens et nouveaux. C’est pour la richesse de son expérience et son statut de neutralité que la Fondation Qualité Fleurier a souhaité s’adjoindre ce profil exceptionnel.

Le Neuchâtelois de cœur voue une grande admiration à trois personnalités du Val-de-Travers : Ferdinand Berthoud et ses horloges marines, Edouard Bovet et ses montres par paire, ainsi que le Prix Nobel Charles-Edouard Guillaume. C’est à l’initiative éclairée d’Antoine Simonin que l’Ecole de Haute Horlogerie de Fougères, en Bretagne, porte le nom du scientifique fleurisan.

Par Ariane Maradan