Indépendance et flexibilité

La petite entreprise Easytool, à Saint-Sulpice, est au service de ses clients

Aiguilles, cadrans, ponts, Belisario Carlo a créé son atelier d’usinage micromécanique et de prototypage.

« Je suis un artisan, je n’aime pas le terme de chef d’entreprise. En fait, je suis une entreprise à moi seul. Je fais toutes les tâches, secrétariat compris ». Avec sa formation de mécanicien de précision et son expérience acquise au sein de plusieurs entreprises, Belisario Carlo a choisi de devenir indépendant en 2010. Il exerce désormais son activité professionnelle là où il vit, dans de modestes locaux aménagés. « C’est plus pratique. Depuis ma cuisine, quand je dîne, je peux voir ma machine par la fenêtre. Si elle clignote, je sais que le travail est fini ».

Sa machine à commande numérique et son ordinateur sont en quelque sorte ses collègues. Ses clients, des marques horlogères installées pour l’essentiel dans le canton de Neuchâtel, lui fournissent un dessin. Un logiciel reconnaît le volume de la pièce. À lui, ensuite, de programmer l’usinage en déterminant les différentes opérations que la machine CNC devra réaliser. « J’utilise certains outils qui existent et j’en fabrique d’autres. Mon atout principal, c’est ma réactivité. Il m’arrive de faire une pièce dans la journée si nécessaire. Et parfois, on me commande plusieurs centaines de pièces, que ce soit des aiguilles, des cadrans, des ponts. Moi je fais en sorte qu’une pièce soit bonne, aux entreprises de la rendre belle par la suite ».

Par Marylise Saillard