La plus exigeante des certifications

La Fondation Qualité Fleurier poursuit sa quête de perfection

Après dix années d’activité, la Fondation Qualité Fleurier ne s’endort pas. Elle a renforcé ses critères et revendique son indépendance.

Deux hommes sont à l’origine de la Fondation Qualité Fleurier : Michel Parmigiani et le co-président de Chopard, Karl-Friedrich Scheufele. Tous deux désireux de valoriser l’image de Fleurier comme garante d’une horlogerie de qualité, ils n’ont pas eu de mal à convaincre Pascal Raffy pour la Maison Bovet Fleurier de se joindre au projet et Jean-Patrice Hofner de quitter le Conseil d’administration de Parmigiani Mesure et Art du Temps. « La présidence de la Fondation Qualité Fleurier me permettait d’être dans l’opérationnel, explique le notaire honoraire. Cette expérience nouvelle m’a immédiatement séduit».

Dans les premières années, un comité de pilotage a eu du pain sur la planche avec la mise en place des règlements d’application, l’élaboration du cahier des charges et la création de la Fleuritest (voir p.3). Initialement, quatre critères garantissaient la régularité, la durabilité et la fiabilité, la précision au porter et la bienfacture des montres testées. En 2012, la certification Qualité Fleurier s’est renforcée avec l’obligation pour chaque montre d’être entièrement manufacturée en Suisse.

Jean-Patrice Hofner n’est pas peu fier. « Ces exigences en font la certification la plus complète et la plus difficile à obtenir. L’autre particularité, c’est que nous testons les montres finies. Il ne reste qu’à mettre le bracelet avant de les livrer aux clients ». Les marques participent au financement de la fondation, mais les membres de la Commission technique n’en sont pas issus. « Cette indépendance est à la fois un motif de satisfaction et un défi. Certaines montres doivent revenir plusieurs fois avant d’être certifiées. Nous sommes intransigeants ».

La Fondation Qualité Fleurier s’adapte aux évolutions et cherche à rendre de nouveaux services à l’horlogerie. Elle se prépare d’ailleurs à présenter un projet d’importance. Son président espère qu’à l’avenir de nouvelles marques auront l’ambition de soumettre certaines de leurs pièces et de voir le nom Fleurier apposé sur leur cadran, leur mouvement ou leur boîte.

Par Marylise Saillard