L’amour des outils est éternel

Retraité depuis quelques années, l’horloger François Rolland est toujours passionné. Il a aménagé un bel atelier chez lui et continue à manipuler ses outils pour le plaisir.

Après un apprentissage de quatre ans dans sa France natale, François Rolland commence sa vie active en Suisse, dans le canton d’Argovie. Venu pour 18 mois, il reste 31 ans dans un magasin d’horlogerie. Il arrive en 1995 au Vallon pour travailler aux côtés de Michel Parmigiani, d’abord dans l’atelier de restauration.

« Les outils, c’est très personnel », confie-t-il. « Si quelqu’un d’autre s’en sert pendant notre absence, on s’en rend compte, surtout la pince brucelle ». Tout au long de sa carrière, il chine des outils anciens « pas par goût de la collection, mais par utilité. Dans les brocantes, on cherche toujours la bonne affaire, on renifle ». Il a, par exemple, eu du mal à trouver d’anciennes pierres à affûter. Dans sa maison de Saint-Sulpice, François Rolland continue à utiliser ses outils, « à les soigner et à les chouchouter ». Il en a des centaines, dont certaines raretés comme une petite machine très ancienne pour faire les pivots des bélières ou une pince grossière réalisée en 1787 par l’ancêtre de son ancien patron.

Par Marylise Saillard