Le plus beau métier du monde

Bernard Duding a passé une partie de sa vie professionnelle dans l’horlogerie, qu’il a aussi enseignée.

Il voulait devenir menuisier, mais un accident l’a empêché de se lancer dans cette voie. Bernard Duding a alors choisi d’entrer à l’École d’horlogerie de Fleurier. Pour décrocher son premier emploi, chez Piaget, on lui a demandé de tendre les bras afin de vérifier si ses mains ne tremblaient pas. « En cinq minutes, c’était réglé ». Il a quitté l’horlogerie pour vendre du mobilier scolaire pour le compte de l’entreprise de son beau-père. Mais Bernard Duding est ensuite revenu à ses premières amours. Il est passé chez Chopard, chez Parmigiani, chez Vaucher. « Les petites mains devaient travailler le plus vite possible. J’ai entendu dire que certains employés avaient des trucs et ne voulaient pas les partager. J’ai croisé beaucoup de personnes discrètes, mais pas secrètes. La sécurité a évolué, mais le métier non ». Et celui qu’on surnomme Bébert a aussi enseigné l’horlogerie au Technicum du Locle. « C’était le plus beau métier du monde, j’ai eu des élèves formidables, c’était une très belle période ».

Par Marylise Saillard