Le savoir-faire artisanal

Plus de 35 ans d’expérience et des méthodes traditionnelles

Orfèvre de formation, José Labarga a fait le voyage de Madrid à Fleurier pour entrer dans le milieu horloger. Il a développé son goût pour la décoration et cultive l’amour du travail à l’ancienne.

«Il y a un charme dans le travail manuel qu’une machine automatique ne peut pas recréer. Ça se voit sur le produit fini, en tout cas pour les connaisseurs». Maria-Cruz Labarga a été contaminée par le même virus que son mari. C’est lui qui lui a enseigné le métier quand elle l’a rejoint à Fleurier, jeune mariée quittant son Espagne natale. Lui était alors employé dans une entreprise locale, et attiré par le haut de gamme: «un passionné qui ne comptait pas ses heures». Le couple a commencé à travailler le soir à la maison. José Labarga a ensuite décidé de monter sa propre société. Il est actif dans la décoration de mouvements et de cadrans et dans la galvanoplastie. Avec son épouse et les deux employés formés sur place, il traite environ 1’000 pièces par année.

Ses clients sont d’une part des horlogers qui fabriquent des prototypes et des pièces uniques et, d’autre part, des entreprises suisses prestigieuses qui lui confient de très petites séries. Il lui arrive aussi de restaurer des pièces de collection. Perlage, anglage et côtes de Genève n’ont plus de secret pour lui. La créativité fait également partie du métier. Mais comme le déplore Maria-Cruz: «Certains dessins que nous avons inventés par le passé ont été copiés. Désormais nous déposons des brevets, mais ça coûte cher».

Par Marylise Saillard