Pierre, talent dans l’ombre du grand Ferdinand

Une longue-ligne signée d’un prestigieux patronyme

Réalisée au début des années 1740 pour une demeure bourgeoise, cette horloge de parquet neuchâteloise, dite longue-ligne, est l’une des rares pièces qui nous soient parvenues portant la signature de Pierre Berthoud.

Figurant parmi les cinq frères aînés de Ferdinand Berthoud, cet artisan vit le jour à Plancemont en 1717 et exerça les métiers de laboureur, coutelier, horloger et pendulier ainsi que les fonctions de justicier et de conseiller de commune à Couvet. Ses fils Henri et Louis, horlogers mécaniciens, seront les collaborateurs de leur oncle Ferdinand à Paris.

De style Louis XIII, sobre et élégant, le cabinet de bois laqué noir, d’une hauteur de 2,43 m, présente un corps central d’une finesse exceptionnelle, tant en largeur qu’en profondeur. Muni d’aiguilles en acier bleui, le cadran argenté se détache sur une plaque de laiton remarquablement gravée de rinceaux de feuilles d’acanthe et d’un cartouche portant la signature recherchée « Pierre Berthoud à Couvet ».

Deux portes vitrées latérales permettent d’admirer le mouvement, d’une qualité d’exécution magistrale. Animé par un échappement de type Chevalier de Béthune et muni de poids, il offre, outre la sonnerie des heures et des demies, l’utile fonction de réveil ainsi qu’une réserve de marche de huit jours.

Par Ariane Maradan