Un gardien du temple attentif et innovant

Garantir la conformité des montres soumises à la Fondation Qualité Fleurier, aider les marques horlogères à parfaire leurs produits sont des tâches qui n’effrayent pas Olivier Wieers, l’horloger venu d’ailleurs.

Ceux qui imaginent les horlogers comme des personnages discrets et timides seront déçus. Olivier Wieers est étonnant : belge, démonstratif et passionné par son métier.

Natif de Namur, il est venu en Suisse après de brillantes études pour pratiquer l’horlogerie. Il est aussi communicatif, tout vibrant d’expliquer avec enthousiasme son rôle à la rue du Temple 8 à Fleurier.

Reconnaissons qu’il partage tout de même un trait avec bien d’autres personnes de notre région : la pondération, la réflexion et la décision longuement pesée, tels les horlogers décrits, il y a longtemps, dans nos montagnes par Jean-Jacques Rousseau. Depuis plus de sept ans, il a donné une nouvelle dimension à la Fondation Qualité Fleurier. De la personne garante des critères techniques et esthétiques fixés par la fondation, il est ainsi devenu un acteur privilégié au service de l’horlogerie. Son expérience éclectique, ses capacités d’analyse, de réflexion et sa maîtrise de l’informatique font d’Olivier Wieers un horloger de laboratoire polyvalent.

Bien qu’étayé par ses compétences, il dit remettre continuellement en question les certitudes, les dogmes actuels et ceux hérités du passé. Définissant ses occupations, il explique qu’avec l’aide des appareils de son laboratoire, dont l’indispensable machine Fleuritest, il observe. Puis il entrevoit, discerne, mûrit des propositions qui lui permettent de soumettre des solutions aux partenaires de la fondation. De son point de vue, le potentiel d’amélioration des mécanismes horlogers reste important et la Fondation Qualité Fleurier, via son laboratoire, va pouvoir grandement continuer à y contribuer. « Pourquoi pas, d’ici peu, plusieurs horlogers au laboratoire de la fondation ?» s’interroge-t-il.

Tout content de montrer les exigences de son métier, de les expliquer et d’en témoigner, il accueille annuellement plusieurs centaines de visiteurs de la profession.

Par Benoît Conrath