Urbanisme horloger

Au 19e siècle, les ateliers s’implantent dans les villages.

Durant tout le 19e siècle, Fleurier et les autres villages s’agrandissent. Les horlogers se spécialisent et cessent les activités agricoles. Le travail de la montre devient leur principale source de revenus et certaines personnes trouvent dangereux de quitter le travail de la terre, qui nourrit son homme, pour celui de l’horlogerie soumis à bien des aléas.

Les ateliers sont situés derrière de longues rangées de fenêtres en haut des façades, regardant au nord, l’idéal, ou encore à l’est ou à l’ouest; le sud étant l’exposition la moins heureuse car la plus soumise aux variations de la lumière.

Et là, en haut des maisons, c’est toute la famille qui œuvre, augmentée parfois de quelques ouvriers.

Ces immeubles, partout au Val-de-Travers, témoignent de l’importance de l’horlogerie qui a façonné nos villages par l’omniprésence des ateliers.

Par Benoît Conrath