Urbanisme horloger

Une bouture parmi malles et colis

Une fois n’est pas coutume, notre rubrique présente un élément végétal et non une construction de pierre. Car les arbres sont une composante essentielle de l’aménagement urbain.

Grâce à des aventuriers tels les Bovet, Vaucher, Dimier et Juvet, le Val-de-Travers va s’ouvrir au monde et vivre en particulier à l’heure chinoise. Témoignant d’un profond attachement au Vallon et à ses habitants, les horlogers rentrent au pays chargés de nombreux présents : soies et broderies somptueuses, délicate porcelaine, sapèques, thés fins, sculptures en ivoire, laques, bijoux et autres curiosités. Le Musée régional du Val-de-Travers en conserve plusieurs exemples.

Certains voyageurs sont accompagnés d’une épouse étrangère, d’un enfant né dans de lointaines contrées ou d’un fidèle serviteur. Mais leurs malles et colis peuvent réserver quelques surprises…

Selon une tradition orale fleurisane, cet arbre, ou plutôt sa bouture d’origine, aurait été rapporté d’Asie par un horloger vallonnier, dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Il s’agit d’un cornouiller, qui se rencontre le plus souvent dans nos régions sous forme d’arbuste. Appréciant le sol calcaire du Jura, le spécimen de Fleurier s’est développé de belle manière. Les fruits du cornouiller sont de petites drupes rouges nommées cornouilles. Elles peuvent être consommées fraîches ou dégustées en d’excellentes confitures.

Par Ariane Maradan