Bovet Fleurier SA

Le Château de Môtiers, originellement appelé Vauxtravers, domine le village de Môtiers ainsi que l’ensemble du Val-de-Travers. édifié au début du XIVe siècle par Rodolphe IV, comte de Neuchâtel, il sera occupé au fil des siècles par les seigneurs du Val-de-Travers. En 1835, l’état le vend à Henri-François Du Bois-BOVET. Les descendants de la famille Bovet en feront don au canton de Neuchâtel en 1957. Occupant une surface de 5800 m², le Château de Môtiers, classé monument historique, offre une vue exceptionnelle sur les paysages du Val-de-Travers avec à l’ouest, le village de Fleurier, berceau historique de BOVET. C’est en 2007 que le destin a permis à Pascal Raffy d’acquérir le Château de Môtiers et de concrétiser ainsi son rêve d’offrir à BOVET l’opportunité de revenir sur son lieu de naissance.

Pérennité d'une légende horlogère

La Suisse maîtrise l’art horloger depuis plus de deux siècles grâce, en grande partie, à l’impulsion d’hommes exceptionnels. Les grands noms de l’horlogerie suisse ont indubitablement été construits par des hommes au génie inventif ou dotés d’un sens inné des affaires. Pendant de nombreuses générations, ces entreprises ont puisé dans leurs ressources familiales pour poursuivre leur développement, mais souvent, la lignée familiale s’étant interrompue, elles ont dû faire appel à des talents externes pour assurer leur survie. C’est certainement grâce à ce sang neuf que les maisons horlogères, fondées au XVIII e ou au XIXe, peuvent aujourd’hui afficher une santé florissante. La maison BOVET en est un exemple caractéristique. Quatre générations successives de Bovet ont dirigé l’entreprise après sa création en 1822 par Edouard Bovet, lui-même fils d’horloger. Mais lorsque les Bovet abandonnèrent l’horlogerie, le nom qu’ils avaient créé était trop précieux pour disparaître. D’autres horlogers prirent le relais pour perpétuer la tradition. Aujourd’hui, plus d’un siècle et demi après la création de l’entreprise par Edouard Bovet, Pascal Raffy, propriétaire de BOVET FLEURIER SA , lui a donné un nouvel élan, afin d’assurer l’avenir de l’une des plus grandes légendes de l’horlogerie suisse. Dans la tradition BOVET, le but d’un garde-temps est de générer une émotion lors de la découverte d’une nouvelle expression esthétique. Mais l’originalité, pour avoir de la valeur, doit reposer sur un travail soigné et réalisé avec passion. L’originalité exige aussi la prise de risques. Comme d’autres aventuriers, Edouard Bovet était un visionnaire lorsqu’il a mis le cap sur l’Orient – pour découvrir que ses garde-temps fascinaient les amateurs d’art, même à l’autre bout du monde.

Chaque garde-temps de haute horlogerie est à l’image d’une partition de musique, le fruit d’une subtile orchestration de musiciens talentueux et complémentaires. En fin de compte, ce sont les interprètes qui font la différence et seuls les meilleurs horlogers sont à même de réaliser une création parfaite. BOVET enchante les amateurs les plus exigeants, notamment dans le domaine de l’art décoratif, que l’on retrouve dans l’esthétique d’un mouvement finement gravé, l’alignement d’un sertissage scintillant ou l’éclat d’une peinture miniature.

Chaque nouveau modèle vise à offrir le meilleur du travail des artisans contemporains. Bien que le présent se réfère constamment aux normes du passé, la mesure du temps impose l’anticipation du futur. Aujourd’hui, le principal défi des horlogers de BOVET consiste à continuer de manufacturer des garde-temps selon les critères historiques de la maison, tout en les adaptant à des normes techniques et qualitatives inflexibles. Certains garde-temps ont à ce titre exigé de recréer des techniques artisanales qui avaient virtuellement disparu.

Fleurier, «jardin de l’horlogerie suisse»

De ce fait, les garde-temps BOVET d’aujourd’hui ont en commun avec les montres de poche qui furent leurs ancêtres, une personnalité qui suscite tout sauf l’indifférence. La ville tient son nom (que lui donnèrent les Romains) des fleurs printanières qui agrémentent les rives des trois ruisseaux qui arrosent ses pâturages. Bien que les fleurs abondent toujours à Fleurier, le nom de ce village du Val-de-Travers, dans le canton de Neuchâtel, est aujourd’hui davantage associé aux nombreuses réussites de maisons horlogères qu’à l’abondance florale. Au début du XIXème siècle, Fleurier était un village de taille moyenne comptant environ 100 maisons et 800 habitants. Il était déjà connu pour la dentellerie mais dès 1820, une nouvelle activité prenait la relève dans le Val-de-Travers: l’horlogerie.

Le mot «BOVET» entre dans le vocabulaire chinois

Les Fleurisans – c’est ainsi qu’on les appelle – furent les premiers à transporter leurs précieuses montres au-delà des frontières européennes, jusqu’au Moyen-Orient. Les plus hardis furent les BOVET qui ouvrirent le marché chinois, emportant jusqu’aux cours des empereurs et des mandarins les joyaux de Fleurier, conservés à jamais dans les émaux exquis des montres BOVET. Ayant ouvert des succursales à Canton et à Shanghai, BOVET devint vite une référence dans l’horlogerie fine, à tel point que le nom fut utilisé en Chine pour désigner une montre de qualité (BO-WEI).

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